4. Trek Kalaw / Pindaya et retour à Kalaw



Vendredi 15 novembre 2019.

Aung vient nous chercher à l’hôtel à 8 heures. Nous laissons nos bagages dans son agence que nous récupérerons demain soir, au retour du trek. Nous n'avons qu'un sac à dos pour ces 2 jours.
Nous voici partis, d'abord en voiture jusqu'à ce que le chauffeur nous largue dans la nature.

Nous partons sur un chemin qui traverse des terres agricoles où les gens travaillent et des villages ou nous sommes vus comme des curiosités. Certains enfants s'approchent de nous avec crainte et certains autre partent en courant comme terrorisés.









On croise des champs où les gens sont en train de ramasser le riz avec des techniques ancestrales. Le blé est frappé au sol à la main par bouquet sur des grandes bâches pour recueillir le riz et la paille restant est jetée derrière en attente de ramassage ultérieur.










Un peu plus loin, nous passons au large d'un village d'où on entend une musique assez forte. Aung pense que c'est peut être un mariage et va se renseigner. Bingo, c'est encore un mariage. Nous nous dirigeons vers le village pour tenter d'en voir plus et là, à nouveau, nous sommes invités à manger. Nous montons d'abord à l'étage d'une maison où les gens sont assis par terre sur des tapis avec des plats disposés devant eux. Tout le monde mange dans ces plats en buvant du thé. On nous fait asseoir avec eux et on nous apporte des plateaux et à boire.






Ensuite, nous nous dirigeons vers une sorte de cour avec des tapis au sol et où d'autres personnes mangent. C'est reparti, on s'assoit et des plats sont amenés. Nous mangeons un peu puis nous repartons, la journée n'est pas terminée.





Un peu plus loin, nous passons devant une école. On nous fait visiter les classes et ensuite, la directrice nous offre le thé. L'hospitalité birmane est vraiment incroyable.










Nous nous arrêtons un peu plus loin pour le repas de midi. Plus vraiment faim mais Aung a prévu le repas et devons lui faire honneur. Nous montons à l'étage de la maison pendant qu'il prépare le repas dans la cuisine. Repas délicieux que nous dévorons volontiers.  Au moment de partir, nous voyons le paysan fabriquer un instrument de musique. Une sorte de tambourin au bout d'un long tube. Il est en train de sculpter l'intérieur avec un ciseau à bois. D'après Aung, c'est une des dernières personnes encore capables de fabriquer cet instrument.


Souriantes, nos hôtesses.



La cuisine.



Nous repartons et croisons régulièrement un village, des piétons, un tracteur. des buffles, une charrette. Incroyable retour sur une période que nous n'avons jamais connue. Dépaysement XXL.













Nous finissons par arriver au monastère où nous allons dormir. On entend un groupe électrogène et il y a de la lumière alors qu'on nous avait dit qu'il n'y en aurait pas. Zut, du coup, on n'a pas les chargeurs. En fait, ils n'allument le groupe électrogène que lorsque des voyageurs sont prévus à dormir et jusqu’à 21 heures. On s'installe. Un matelas et une couverture posés au sol dans la pièce de Bouddha, ce sera notre chambre. Sobre. Aung nous montre ensuite les commodités, wc et douche puis va préparer le repas, à nouveau délicieux. Incroyable de faire aussi bien à manger à 21 ans. 




Notre colocataire.


Et oui, c'est bien la douche.





Le repas avalé, nous allons nous coucher. Nous n'aurons pas besoin de berceuse.

Extinction des feux. Les nôtres en tous cas car on voit arriver un moine, allumer une bougie devant Bouddha et rester là. Il finit par rentrer dans une petite pièce à coté de Bouddha et on ne l'a jamais revu. Il semblerait qu'il aient renouvelé les bougies toute la nuit.

Samedi 16 novembre 2019.

A 4 heures, branle bas de combat, un coq se met à chanter, chanter, hurler même plutôt.. Sale bête. En fait la basse-cour est au rez de chaussée, juste en dessous de notre lit. Nous le comprendrons plus tard. Aung finit par nous avouer qu'il préfère dormir dans le bâtiment d'à coté, à cause des coqs. 

Le comble, c'est que les moines ne mangent ni viande ni œufs. Ce sont les astrologues qui ont dit qu'il fallait de coqs et poules dans le monastère. Depuis, ils sont là. 




Après une douche à l'eau de source dans une intimité relative et un petit déjeuner toujours aussi bon, nous voici repartis sur les chemins. Aung nous raconte sa vie. Il a fait ses études à Yangoon et en fin d'études, il est allé vivre à Kalaw pour faire le guide mais il n'a jamais osé l'avouer à sa mère qui pense qu'il est professeur à Yangoon. Quand un un ami à lui va à Yangoon, il lui donne une carte postale pour envoyer à sa mère. Sa famille habite à quelques dizaines de kilomètres mais il prétexte la durée du trajet pour ne pas aller les voir.

Pendant le trajet, Aung nous apprend plein de choses intéressantes sur son pays.

- Il y a au Myanmar 125 ethnies qui ne parlent pas la même langue et le birman officiel n’est donc ni compris ni utilisé, ou très peu pour l'instant, sauf par les enfants qui l'apprennent à l'école.

- Les garçons sont obligés d’être moine au moins un an dans leur vie. 

- Il y a au moins 2 sortes de riz celui qui pousse dans l’eau et l’autre dans la terre et est utilisée entre autre pour les noddles.

- Ils ont environ 7 enfants et c’est le plus jeune qui hérite des parents.

- Il y a 8 jours par semaine. Rahu est le 8 ème jour il dure 4 h entre le mercredi 23h et le jeudi 2 h. 

Chemin faisant, nous tombons à nouveau sur le ramassage du riz. Cette fois, nous allons participer à la récolte. Du moins, le temps de quelques photos.










Un peu plus loin, nous traversons encore un village avec sa petite école et son épicerie.












Nous continuons la balade. Dernière colline et la vue sur Pindaya, notre destination. Nous descendons maintenant vers la grotte aux 8000 bouddhas qui est à l'entrée de la ville. Nous avons plusieurs heures de retard. Normalement les gens arrivent ici en fin de matinée du 2 ème jour car ils prennent le bus pour Inle en début d'après midi, et là, il est 17 heures. Il faut dire qu'on a un peu beaucoup traîné.  

Nous visitons la grotte avec Aung qui nous donne des explications.



















Il fait nuit noire quand nous sortons. Aung appelle notre tuktuk de retour qui vient nous chercher à la grotte. Un camion tuktuk aux bons sièges en fer qui casse bien le dos et les fesses nous ramène à Kalaw.

Nous récupérons nos bagages et le tuktuk nous dépose au Winner hôtel que nous avions adoré.

Nous allons manger à proximité avant de retourner au feu d'artifice car c'est la soirée finale. Nous allons dans le champ où est tiré le feu. 22 heures, ça commence comme 2 jours avant et là, c'est la cata, Sylvie prend une fusée sur le doigt qui la crame profondément. Elle est partie en cloche et on ne l'a pas vue arriver. Et encore, à quelques centimètres, elle la prenait sur la tête. Après avoir refroidi la plaie en la passant sous l'eau, nous rentrons à l’hôtel dégoûtés de notre imprudence. Ce n'est vraiment pas le pays où avoir ce genre de blessure et dans quelques jours, nous serons sur les plages thaïlandaises. Bye bye les baignades.


Dimanche 17 novembre 2019.

Dès le réveil, nous nettoyons la plaie. Ce n'est pas beau. Nous n'avons qu'une bombe antiseptique et de la biafine. On désinfecte avant de mettre de la biafine et un pansement de fortune. A voir comment ça va évoluer.

Après le petit déjeuner, nous retournons nous promener au marché voisin en attendant l'heure du train. Un tuktuk vient ensuite nous chercher pour nous emmener à la gare. Nous achetons les billets 1150 k /p (0,70 €). Comme prévu, le spectacle est magnifique mais quand même assez proche de ce que nous avons vu pendant le trek.















Nous arrivons à Shwenyaung, gare la plus proche de Nyaung Shwe, ville où nous logeons qui jouxte le lac Inle . Nous trouvons à nouveau à partager un taxi pour nous rendre en ville histoire de minimiser les frais.